Selon une étude menée par Proton les tableurs révèlent un risque majeur de sécurité devant la politique laxiste sur le accès aux tableurs dans les entreprises.
40 % des salariés français conservent l'accès à des fichiers de leur ancien employeur après leur départ, exposant potentiellement des données sensibles de l'entreprise dont des tableurs où résident des données sensibles. Concrètement, cela signifie que d'anciens employés ou prestataires peuvent toujours consulter des fichiers contenant des budgets détaillés, des informations salariales confidentielles, des bases de données clients complètes ou des plans stratégiques internes, et ce parfois des mois, voire des années, après avoir changé de poste ou quitté l'entreprise. Un simple lien non révoqué ou un compte jamais désactivé suffit pour laisser une porte grande ouverte sur des données ultra-sensibles. Les risques qui en découlent sont nombreux.
L'étude met en lumière la nature particulièrement sensible des données encore accessibles via ces tableurs d'anciens employés. Parmi les fichiers concernés, les salariés interrogés indiquent conserver l'accès à des contenus critiques : 31 % portent sur des informations financières et des fiches de paie, 29 % sur des données clients, 27 % sur des fichiers de ventes ou d'achats, 21 % sur des campagnes ou documents marketing, 17 % sur des informations RH et employés, et 15 % sur des plans stratégiques internes.
Ces chiffres soulignent un risque majeur : ce ne sont pas seulement des documents anodins qui restent exposés, mais bel et bien le cœur stratégique et confidentiel de l'entreprise : budgets, salaires, listes clients, stratégies futures.
Dans la majorité des cas, la révocation des accès reste une opération manuelle : 33 % des suppressions sont effectuées à la main, contre seulement 20 % qui bénéficient d'une quelconque automatisation. Ce recours massif au manuel explique en grande partie pourquoi des données sensibles demeurent accessibles longtemps après le départ des employés. Un simple oubli, une surcharge de travail, et la porte reste ouverte indéfiniment.

