Le CEO d’Intel, Lip-Bu Tan, a annoncé de nouvelles suppressions de postes et l’annulation de ses deux projets d’usines en Allemagne et en Pologne. L’entreprise cherche toujours à réduire ses coûts et s'échine à trouver une stratégie viable pour se relancer.
Le ciel est toujours orageux au-dessus de la tête de la Blue Team, toujours en quête d’économies et d’une stratégie viable pour se relancer. Dans son dernier rapport trimestriel, le CEO d’Intel, Lip-Bu Tan, successeur de Pat Gelsinger, a indiqué qu’Intel avait « achevé la majeure partie des réductions d’effectifs prévues, annoncées au trimestre précédent, visant à réduire d’environ 15 % son personnel principal. »
Des changements qui ont pour but « de créer une organisation plus réactive, plus horizontale et plus agile », a poursuivi Lip-Bu Tan. Intel prévoit de terminer l’année 2025 avec un effectif de 75 000 employés.
Des projets d’usines européens enterrés
Intel a également scellé le sort de ses usines européennes, annoncées en 2022 mais gelées en 2024. L’entreprise a ainsi décidé « de ne pas poursuivre les projets initialement prévus en Allemagne et en Pologne ».
L’usine de semi-conducteurs allemande prévue à Magdebourg (Saxe-Anhalt) représentait un projet de 30 milliards d’euros, soutenu par l’État allemand à hauteur de 10 milliards d’euros d’incitations industrielles. La seconde, en Pologne, à Wroclaw, devait coûter 4,6 milliards d’euros. En recherche de liquidités, l’entreprise a également vendu 57,5 millions d’actions nettes de classe A de Mobileye, générant ainsi 922 millions de dollars.
L’ancien leader américain des semi-conducteurs rencontre des difficultés persistantes, notamment dans le domaine des microprocesseurs dédiés à l’intelligence artificielle. Les généreuses subventions accordées dans le cadre du Chips and Science Act de l’administration Biden — visant à accroître les capacités de fabrication de semi-conducteurs aux États-Unis — n’ont pas suffi à redresser le navire.

