L’entreprise travaille à développer la couche d’intelligence nécessaire aux robots humanoïdes pour les transformer en systèmes adaptatifs et autonomes capables de réaliser des tâches complexes.
Le Suisse Flexion Robotics développe une plateforme de reinforcement learning et de simulation qui vise à adapter des robots humanoïdes à des tâches variées, avec un minimum d’intervention humaine. La startup vient d’annoncer avoir bouclé un tour de table de 50 millions de dollars en Série A auprès de DST Global Partners, NVentures (le fonds de capital-risque de NVIDIA), Redalpine, Prosus Ventures et Moonfire.
L’entreprise avait déjà levé 7,35 millions de dollars quelques mois plus tôt auprès de Moonfire et Redalpine. Avec ces fonds, Flexion Robotics prévoit de muscler ses effectifs R&D à Zurich, ses capacités de calcul et sa flotte de robots. Elle prévoit également de poser ses valises aux États-Unis et d’accélérer la commercialisation de sa pile technologique.
Répondre à la pénurie de main-d’œuvre
Cette fameuse pile technologique comprend une couche de commande alimentée par des modèles de langage capables de prendre des tâches décrites en langage naturel, de les découper en sous-tâches et de fournir la compréhension et l’ancrage nécessaires à l’environnement.
La seconde couche couvre le mouvement, à travers un modèle vision-langage-action entraîné sur des données synthétiques, puis affiné pour les applications les plus extrêmes dans le monde réel. La troisième couche — le contrôle corporel complet à faible latence — est basée sur des transformateurs : une bibliothèque de compétences qui permet de s’adapter rapidement à de nouveaux comportements.
Parvenir à ce niveau d’intelligence pour les robots humanoïdes est, selon la startup, « une nécessité économique », qui brandit l’argument de la pénurie de main-d’œuvre qui devrait se creuser dans les années à venir. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) estime qu’une personne sur trois aura plus de 60 ans d’ici 2050.

