Les entreprises chinoises ne pourront plus se procurer de puces H20 et RTX PRO 6000 D, pourtant conçues par Nvidia pour un marché chinois soumis à de fortes restrictions à l’exportation par les États-Unis.
Nouvelle escalade dans la guerre commerciale qui oppose les États-Unis à la Chine. Les autorités chinoises viennent purement et simplement d’interdire aux entreprises technologiques du pays d’utiliser les puces du géant Nvidia, leader dans le domaine des puces d’intelligence artificielle. L'Autorité chinoise de régulation des marchés (SAMR) a affirmé que Nvidia avait violé la loi anti-monopole du pays, à la suite du rachat de la société israélienne spécialisée dans les équipements réseaux, Mellanox Technologies.
Nvidia a démenti ces accusations, et son patron, Jensen Huang, s'est dit « déçu par ce qu'il observait », ajoutant : « Nous ne pouvons approvisionner un marché que si le pays concerné le veut bien. » Diplomate, Jensen Huang s’est dit « patient » et a indiqué que Nvidia continuerait « à soutenir le gouvernement et les entreprises chinoises à leur convenance ».
Des alternatives locales
Rappelons que l’industriel, incontournable dans le domaine de l’intelligence artificielle, est au cœur des enjeux stratégiques et diplomatiques alors que Washington multiplie les restrictions à l’exportation pour limiter le développement de la Chine dans le domaine de l’IA.
Contrainte par les restrictions à l’exportation imposées par les États-Unis, la Chine a poussé le développement d’alternatives locales, enjoignant les entreprises du pays à cesser de commander les puces H20. Nvidia a finalement suspendu leur production.
Entre le marteau et l’enclume, Nvidia avait fait des pieds et des mains pour pouvoir continuer de vendre ses puces en Chine. L’entreprise avait par exemple commercialisé plusieurs puces moins performantes, notamment son processeur d’IA H20, moins puissant que le H100 ou la série Blackwell, ainsi que la RTX PRO 6000 D, pour échapper aux restrictions.

