IA

OpenAI signe un contrat à 300 Mds$ avec Oracle

OpenAI va acheter pour 300 milliards de dollars de puissance de calcul à Oracle sur les cinq prochaines années, propulsant l’entreprise cloud à des sommets.

L’information nous vient du Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. 300 Mds$, c’est le montant du contrat que la maison mère de ChatGPT, OpenAI, a passé avec le fournisseur de logiciel et de cloud Oracle, pour profiter de sa puissance de calcul pendant cinq ans.

C’est l’un des plus gros contrats cloud jamais signés. Pourtant, pour rappel, ce montant ne constitue qu’une fraction des revenus de la startup d’IA, évalués actuellement à 12 milliards de dollars. Preuve des espoirs que suscite l’intelligence artificielle, ou du gouffre financier qu’elle représente — c’est selon.

OpenAI et Oracle avaient déjà signé un accord cet été, pour louer une capacité supplémentaire de 4,5 gigawatts à Oracle dans le cadre du projet Stargate, annoncé par l’administration Trump en début d’année.

455 milliards de dollars de commandes

Forcément, Oracle sort particulièrement renforcé de son partenariat avec OpenAI. L’action a gagné plus de 40 %, propulsant son patron, Larry Ellison, à la place d’homme le plus riche du monde, avec un patrimoine atteignant les 393 milliards de dollars. La valorisation de l’entreprise a frôlé les 1 000 milliards de dollars, avant de redescendre à 883 milliards ce jeudi.

L’entreprise a enregistré trois contrats majeurs en un an et affiche désormais un carnet de commandes gargantuesque de 455 milliards de dollars. Confiante, elle table sur un chiffre d’affaires de 18 milliards USD pour son infrastructure cloud lors de l’exercice 2026. Une croissance qui devrait se poursuivre pour atteindre 144 milliards en 2030.

Des licenciements qui se poursuivent

Dans le même temps, Oracle est en pleine restructuration et a annoncé la suppression de centaines de postes cet été, notamment dans ses bureaux de Seattle (État de Washington) et en Californie. Difficile de dire combien ont été poussés vers la sortie. En effet, des employés issus d’autres États, voire d’autres pays, ont partagé l’annonce de leur licenciement sur LinkedIn ou encore sur Reddit.

Les services concernés sont variés, allant du cloud au marketing, en passant par d’autres départements. Sans surprise, selon certains experts, l’entreprise réorienterait ses ressources vers le secteur en pleine croissance de l’intelligence artificielle.

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