IA

Les offres d’emploi en IA ont explosé de 273 %

L’emploi dans le secteur de l’intelligence artificielle connaît une croissance fulgurante, avec une hausse de 273 % des offres en France entre 2018 et 2024. Une dynamique qui reflète l’engouement pour ce domaine, mais soulève aussi des questions quant aux capacités des entreprises et des salariés à s’adapter à cette évolution rapide.

Le rythme des levées de fonds est un bon indicateur afin de déterminer les domaines les plus porteurs ou prometteurs, c’est selon. Et sans grande surprise, l’IA figure en tête du classement. Autre indicateur qui prouve l’appétence pour ce secteur : l’emploi.

Selon le second Baromètre mondial de l’emploi en IA du cabinet PwC, en France, 166 000 offres d’emploi dites exposées à l’IA ont été publiées en 2024, contre 21 000 en 2018. Ce qui constitue une hausse impressionnante de 273 % et place la France en tête des pays européens en volume d’offres. Elle devance notamment l’Allemagne (+37 %). L’analyse est fondée sur l’examen de plus d’un milliard d’offres d’emploi dans plus de 15 pays. Les métiers exposés à l’IA sont répartis en deux catégories : ceux automatisés, et ceux augmentés.

Une meilleure rémunération

Des emplois qui, au passage, « offrent une rémunération supérieure de 56 % (à l’échelle mondiale) en moyenne par rapport à des emplois similaires sans exigence d’IA – un écart qui a plus que doublé en un an (25 % en 2023) », note PwC.

Cette dynamique s’accompagne d’une hausse du niveau de qualification requis. En 2024, 58 % des offres d’emploi dans les métiers les plus exposés à l’IA exigeaient un diplôme, contre 54 % en 2019. À l’inverse, pour les métiers peu exposés, cette part a baissé de 13 % à 10 %. Autrement dit, les métiers liés à l’IA demandent cinq fois plus souvent un diplôme que les autres.

Des besoins en compétences

Face à la rapidité avec laquelle s’opère cette transformation du monde du travail, PwC note un besoin de montée en compétences tout aussi rapide de la part des salariés et des entreprises. « Les compétences recherchées évoluent 66 % plus vite dans les métiers les plus exposés à l’IA, contre 25 % l’an dernier », fait remarquer le cabinet.

D’autant plus en France, où les emplois exposés à l’IA exigent plus souvent un diplôme. En 2024, 58 % des offres d’emploi exposées à l’IA exigeaient un diplôme, contre 54 % un an plus tôt, et demandent cinq fois plus souvent un diplôme que les métiers dits peu exposés. À titre de comparaison, « à l’échelle mondiale, la proportion d’emplois augmentés nécessitant un diplôme a chuté de 66 % à 59 %, et de 53 % à 44 % pour les emplois automatisés », note PwC.

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