IA

Eviden signe un contrat à 50 M€ pour une AI Factory en Serbie

Eviden va mettre à disposition des ressources de supercalcul en IA, une couche logicielle et une expertise humaine pour concevoir et déployer des usages d’IA en Serbie.

C’est une première dans les Balkans. La filiale d’Atos, Eviden, un acteur du numérique dans le digital, le cloud, le big data et la cybersécurité, a annoncé, jeudi 10 avril, la signature d’un contrat de 50 millions d’euros avec l’agence gouvernementale pour le numérique et l’e-gouvernement de Serbie.

Les deux partenaires vont déployer une « AI Factory ». Cette structure regroupera un centre d’excellence en intelligence artificielle et une plateforme de calcul intensif. L’objectif est clair : doper les capacités d’IA de la Serbie, et si possible avec des technologies européennes.

Eviden met son supercalculateur à contribution

Dans le détail, Eviden mettra à disposition des institutions publiques, universitaires et entreprises serbes des ressources de supercalcul, une couche logicielle avancée et une expertise humaine autour de la conception et du déploiement de cas d’usage de l’IA. Et ce, pour une application dans des domaines variés tels que la santé, l'énergie, les transports ou l'administration, entre autres. À noter que les équipes d’Eviden en France et en République tchèque seront mobilisées pour développer les usages spécifiques de chaque secteur. Elles participeront également à la formation d’ingénieurs et d’universitaires locaux.

Côté technique, Eviden va déployer son supercalculateur BullSequana XH3000. Doté de 25 pétaflops de puissance de calcul, il peut réaliser 25 millions de milliards d’opérations par seconde. Il embarque 300 GPU et dispose d’une capacité de 2,5 pétaoctets de stockage. Eviden va également déployer sa plateforme BullSequana AI pour soutenir le développement de nouvelles applications d’IA. « La couche logicielle d'Eviden intégrera également les capacités de Mistral AI, et en particulier leurs modèles européens d’IA générative pour exécuter des cas d’usage révolutionnaires », indique un communiqué.

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