Check Point a annoncé, ce mardi 28 octobre, un partenariat avec Nvidia afin de proposer une solution de sécurité intégrée pour les infrastructures dédiées à l’IA. Baptisée AI Cloud Protect, elle peut désormais être déployée sur site en entreprise.
Cette solution a vocation à sécuriser le développement des modèles, les applications d’IA agentique ainsi que les charges de travail d’inférence. Le tout, « sans impact sur les performances », promet Check Point dans un communiqué. Elle fonctionne sur les DPU NVIDIA BlueField-3 et ne consomme pas de ressources CPU ou GPU. La solution a été validée sur les serveurs Nvidia RTX Pro.
Dans le détail, AI Cloud Protect vise à sécuriser l’infrastructure cloud alimentant le développement, l’entraînement et le déploiement des modèles, notamment contre les accès non autorisés, permettant ainsi de réduire les risques d’exfiltration ou d’empoisonnement des données, grâce à une protection au niveau du réseau.
Une solution testée chez des clients et partenaires
« Au niveau de l’hôte, AI Cloud Protect exploite l’accès direct à la mémoire unique de NVIDIA DOCA Argus pour assurer une visibilité sur tous les processus en cours d’exécution sur le nœud d’IA », décrit Check Point. L’éditeur peut ainsi détecter et bloquer les processus et charges malveillants, « y compris ceux contenus dans des modèles de langage (LLM) téléchargés publiquement ». AI Cloud Protect sera également compatible avec la prochaine génération de DPU Nvidia, BlueField-4.
AI Cloud Protect est actuellement en phase de déploiement chez des clients du secteur financier et des partenaires tels que World Wide Technology. Il sera déployé dans un premier temps dans les centres de données d’IA pour le développement de LLM et d’applications d’IA basées sur des invites. Les entreprises peuvent d’ores et déjà déployer la solution sur leur infrastructure d’IA.
L’IA est un nouveau vecteur d’attaque largement exploité par les acteurs de la menace. D’après Gartner, 32 % des organisations ont subi une attaque d’IA impliquant une manipulation des invites et 29 % ont vu leur infrastructure GenAI attaquée au cours de l’année. Le risque est tel que les éditeurs de cybersécurité ne ratent pas une occasion de présenter une nouvelle solution destinée à protéger les entreprises contre ces menaces émergentes.

