Dans un contexte de bras de fer commercial avec les États-Unis, la Chine a annoncé qu’elle ouvrait une enquête contre Google, qu’elle soupçonne d’avoir violé la loi anti-monopole.
Il fallait s’y attendre, l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche a donné un sacré coup de fouet à la guerre commerciale qui oppose Pékin et Washington. En réaction à l’augmentation de 10 % des tarifs douaniers sur les produits chinois, la Chine a annoncé plusieurs mesures.
Elle a annoncé avoir ouvert une enquête contre Google, soupçonné d’avoir enfreint la loi anti-monopole du pays. Aucune précision n’a été donnée quant à la nature des reproches faits au géant de la recherche en ligne. Mais la démarche a de quoi surprendre, d’autant que les produits de la firme, moteur de recherche compris, sont bloqués en Chine. Et ses revenus ne représentent que 1 % de ses ventes mondiales. Comme monopole, on a vu mieux.
Par ailleurs, Pékin a imposé des droits de douane de 15 % sur les importations de charbon et de gaz naturel liquéfié (GNL), ainsi que des taxes douanières de 10 % sur d’autres produits américains, comme certains véhicules et machines agricoles. Calvin Klein, Tommy Hilfiger, PVH Corp ou encore la société de biotechnologie Illumina ont, quant à elles, été ajoutées à la liste des « entités non fiables ».

