C’est confirmé, Meta va licencier 10 % de ses effectifs

Meta va supprimer quelque 8 000 emplois le mois prochain et annuler des embauches, alors qu’elle investit massivement dans des projets d’intelligence artificielle (IA). Une histoire qui se répète dans le monde de l’IT.

C’est confirmé, la maison mère de Facebook, de WhatsApp et d’Instagram a indiqué dans un mémo qu’elle allait se séparer de 10 % de ses effectifs fin mai, soit 8 000 personnes. 6 000 futurs recrutements ont également été annulés. Ces dernières semaines, des rumeurs laissaient entendre que Meta préparait un plan de licenciement qui pourrait concerner jusqu’à 20 % des effectifs, avec une première vague prévue en mai.

L’entreprise cherche à compenser les investissements coûteux dans les infrastructures d’intelligence artificielle et à anticiper des gains d’efficacité liés à l’utilisation de l’IA. En janvier de cette année, Mark Zuckerberg avait déclaré que « des projets qui nécessitaient auparavant de grandes équipes peuvent désormais être réalisés par une seule personne très talentueuse ». Comme beaucoup de géants de la tech, Fin 2025, l’entreprise avait annoncé vouloir injecter 600 milliards de dollars dans l’IA d’ici 2028. Rien que cette année, Meta prévoit de mettre 135 milliards de dollars sur la table. L’entreprise réoriente ses investissements vers le développement de modèles et d’outils d’IA. Il est loin, le temps du métavers.

Plan de départ chez Microsoft

L’entreprise a en outre informé ses salariés qu’elle allait commencer à suivre et enregistrer leurs interactions via leurs ordinateurs professionnels afin d’entraîner et d’améliorer ses modèles d’IA, une mesure qualifiée de « dystopique » par un employé qui s’est entretenu avec la BBC, et qui a affirmé que l’entreprise était devenue « obsédée par l’IA ».

Meta n’est pas la seule à avoir sabré dans ses effectifs, à procéder à d’importants licenciements et à recentrer ses investissements vers l’intelligence artificielle. Ainsi, Amazon, Oracle, Dell ou encore Block ont aussi procédé à d’importantes coupes. Plus récemment, c’est Microsoft qui a proposé un plan de départ volontaire à certains de ses employés d’après des informations de CNBC.

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