L’État valide, sous conditions, la cession d’Exaion à Mara

L’État a autorisé la cession d’Exaion, filiale d’EDF, au groupe américain Mara, sous conditions strictes. L’opération prévoit des garanties en matière de souveraineté, la suppression de clauses de non-concurrence et l’entrée d’un investisseur français au capital.

Oui, mais il y a un mais. L’État a autorisé la cession d’Exaion, filiale d’EDF spécialisée notamment dans le calcul haute performance et le minage crypto, à la société américaine Mara, sous strictes conditions, dans le cadre du contrôle des investissements étrangers en France (IEF).

L’opération est assortie d’engagements juridiquement contraignants, notamment le maintien en France des activités réalisées pour EDF, la réinternalisation d’une large part des opérations d’Exaion au profit de l’énergéticien et l’interdiction d’héberger des données sensibles d’EDF sur les serveurs d’Exaion. Un dispositif de suivi par les services de Bercy est également prévu.

Rééquilibrer la gouvernance

Par ailleurs, l’État a exigé la suppression des clauses de non-concurrence et de non-sollicitation prévues entre Mara et EDF Pulse Holding, afin de préserver l’autonomie stratégique d’EDF.

Il a aussi imposé l’entrée d’un investisseur français de référence. En l’occurrence, le groupe NJJ rejoint le capital, portant la part des intérêts français à près de 50 %. Dans ces conditions, cinq sièges sur huit au conseil d’administration sont attribués à des représentants français.

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