Le tribunal de commerce de Paris a prononcé la liquidation de l’entreprise de robotique derrière les robots Nao et Pepper.
Pollen Robotics, Dexterity AI, Apptronik, Neura Robotics… si la robotique humanoïde a le vent en poupe et tire ces entreprises vers le haut, toutes n’ont pas cette chance. Placé en redressement en février, le fabricant des robots Nao et Pepper, entre autres, Aldebaran, a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Paris, lundi 2 juin. Les 106 salariés restants (ils étaient plus de 300) vont être licenciés.
Deux candidats avaient montré leur intérêt pour une éventuelle reprise. Les offres de l’entrepreneur canadien Malik Bachouchi et de l’homme d’affaires franco-suisse Jean-Marie Van Appelghem ont toutes deux été refusées par le tribunal.
L’histoire avait pourtant bien commencé. Fondée en 2005, l’entreprise avait été rachetée par SoftBank en 2015, et financée pour pousser le développement de ses robots destinés à l’éducation, à la restauration ou encore aux soins. SoftBank s’est finalement retirée et l’Allemand United Robotics Group (URG) a repris les commandes. C’est à partir de là que les ennuis débutent : entre chute des ventes et chiffre d’affaires en berne, l’entreprise finit par accumuler des dettes.

