Le fabricant et concepteur de puces STMicroelectronics va supprimer 2 800 postes dans le monde, dont 1 000 en France. Un coup dur pour les salariés et la filière européenne de semi-conducteurs.
C’est une épine dans le pied de l’Union européenne, qui ambitionne de muscler son industrie de semi-conducteurs pour atteindre 20 % de parts de marché d’ici 2030 et réduire, au moins en partie, sa dépendance aux acteurs américains et asiatiques. Le concepteur de puces franco-italien STMicroelectronics a annoncé qu’il allait sabrer dans ses effectifs.
Sur les 2 800 postes concernés dans le monde, 1 000 sont basés en France. La direction de l’entreprise a révélé à Ici Touraine qu’elle allait proposer des départs volontaires qui « pourraient intervenir d’ici à fin 2027 ». « Tout le projet sera mis en œuvre sur la base du volontariat, avec des options de mobilité interne et externe d’ici à fin 2027. » STMicroelectronics a en outre précisé que : « Il ne s’agit pas d’un PSE ou de licenciements. »
Un bénéfice net en chute
Elle n’a toutefois pas donné de chiffre définitif, ni même précisé les sites français concernés par les plans de départ. Des options de mobilité interne et externe seront proposées aux salariés qui souhaitent quitter l’entreprise. STMicroelectronics a indiqué qu’elle mettrait progressivement en œuvre « de nouvelles activités pourvoyeuses d’opportunités pour les collaborateurs. »
Pour justifier ces réductions d’effectifs, l’entreprise avait évoqué, début avril, ses mauvais résultats 2024, impactés par la crise automobile, marquée par une baisse des ventes de voitures électriques, et notamment des Tesla. Le bénéfice net de l’entreprise a chuté de 89 % au premier trimestre et son chiffre d’affaires a accusé une baisse de 27 %, à 2,52 milliards d’euros. STMicroelectronics compte 50 000 salariés, dont 11 500 basés en France.


